Aujourd’hui se tenait à Duras la première demi journée d’un programme de formation prévu sur 6 journées. Nous sommes finalement une bonne vingtaine à participer à ce projet qui s’intitule « Valoriser nos terroirs pour mieux vendre nos vins » que nous aurions aussi pu baptiser « tenter de mieux connaitre nos terroirs dans l’espoir de mieux valoriser nos vins ».
Cette première session était animée par le directeur du centre de gestion local et portait sur la situation économique des exploitations viticoles de Duras, comparativement aux autres appellations locales et à l’ensemble de l’agriculture départementale. L’exposé n’a pas été très long et heureusement car il n’a parlé que des moyennes, voire des moyennes médianes c’est à dire des moyennes établies après avoir écarté les 25% les plus performants et les 25% les moins performants. Autrement dit on parle de la moyenne des exploitations moyennes, c’est à dire qu’on ignore les systèmes qui marchent très bien et les systèmes qui marchent très mal.
Je me suis permis de dire qu’une fois de plus on évitait les vraies questions, et que ce qui m’aurait semblé intéressant aurait plutôt été de savoir si on pouvait identifier à Duras des systèmes qui marchent très bien économiquement et si oui comment ils fonctionnent. Et inversement, si certains systèmes sont voués à l’échec, qu’on nous dise lesquels pour nous éviter certaines erreurs.
Mais bon, les débats qui ont suivi étaient intéressants et les échanges fructueux. Tous les vignerons présents comptent sur cette formation pour créer à Duras une émulation, une dynamique qui devrait être profitable à tous. Les interventions de Maurice Chassin en matière de dégustation, d’analyse sensorielle afin de définir les différents styles de vins à Duras et si possible identifier une ou des originalités, ou de Dominique Massenot pour comprendre l’influence des pratiques culturales sur la personnalité des vins sont très attendues. Vu la motivation des gens réunis autour de la table je suis très optimiste quant à la tournure que peut prendre ce stage. Nous devrions enfin pouvoir parler de terroir, parler de la différence entre la notion de qualité dans les vins, très vague et à mon avis incontournable, et la notion de personnalité, d’originalité que devrait revêtir un vin d’AOC digne de ce nom.
Le prochain rendez vous (avec Maurice Chassin) est fixé au premier février. Cathy et moi risquons de ne pas être très frais car nous aurons passé trois jours dans la Loire, à Angers et à Saumur pour les Salons « Renaissance » et « la dive bouteille » qui se finit la veille au soir.
Si, comme je n’en doute pas, les débats sont enrichissants je tâcherai d’en faire l’écho sur cet espace de liberté.
A bientôt donc.