Encore une fois nous n’avons pas eu le temps de nous ennuyer au cours des trois jours qu’ a duré le salon VINISUD à Montpellier. Ni même d’ailleurs au cours des deux jours précédents qui n’ont pas été de trop pour emménager le stand,faire le tour des magasins à la recherche de la multitude de choses que nous avions oubliées, visiter un peu les environs et tester quelques restaurants dont on nous avait dit du bien.

Lundi matin. 9h30. Nous sommes fin prêts et avons même eu un peu de temps pour aller rendre visite à quelques-uns de nos voisins avant l’arrivée des premiers visiteurs.

10 h. Les premiers visiteurs arrivent.

11h. Tout le monde est occupé. Je pose l’appareil photo pour apporter ma contribution. La journée va être assez mouvementée. Nous faisons déguster nos vins respectivement ou mutuellement suivant la demande. Quand plusieurs visiteurs souhaitent goûter les vins d’un même vigneron nous nous partageons le travail et c’est ainsi qu’un vin de Cahors peut être présenté par un vigneron de Duras ou l’inverse, un vin de Madiran par un vigneron de Jurançon ou qu’un Magnum de Mauzac Nature peut être vidé en un temps record par tous les vignerons du groupe comme ça a souvent été le cas. Dans le Sud Ouest le mot solidarité a une vraie signification.

D’ailleurs quand arrive la fin de la journée et qu’on évacue les bouteilles vides on se dit, à en juger par leur nombre que la solidarité a porté ses fruits. Car si chacun s’en était tenu à faire goûter ses vins à ses clients les gens seraient restés beaucoup moins longtemps sur le stand et il n’y aurait pas autant de bouteilles vides. Je ne prétendrai évidemment pas que cette solidarité est la principale raison de notre succès mais je pense qu’elle en est une des principales.

Certaines mauvaises langues diront peut-être que sur cette photo (prise mercredi soir au moment du départ) jaillit la joie de se séparer. Ce n’est pas ça du tout. Notre bonne humeur manifeste ne vient pas du plaisir de se séparer mais du plaisir d’avoir passé ensemble trois jours épuisants mais enrichissants. Les plus négatifs feront remarquer qu’il y en a quand même un qui n’a pas le sourire, c’est Matthieu Cosse. On ne peut effectivement pas le nier, mais on peut quand-même répondre que c’est normal qu’il n’ait pas le sourire puisqu’il n’est pas sur la photo.