Ayant parfois dans les mains un appareil photo, il m’arrive de m’en servir pour capter quelques images insolites de plantes ou d’animaux. J’ai publié sur ce blog quelques images de fleurs sauvages, et en particulier d’orchidées mais pas souvent d’animaux. Ce sera désormais chose faite puisque voici quelques exemples de faune sauvage que l’on ne croise pas souvent, ou du moins à laquelle nous ne prêtons pas attention. N’étant pas capable de les identifier je sollicite vos compétences pour me dire les noms de celles que vous connaissez.

Tout d’abord ce petit oiseau très furtif, que je n’ai vu que deux ou trois fois, toujours sur un pied de fenouil en graine.

Il est très élégant et très vif, monté sur de longues pattes fines.

Ils étaient deux ce jour-là, devant la fenêtre de la cuisine, ont picoré quelques graines de fenouil et ont disparru au bout de quelques minutes. Nous ne les avons pas revus depuis.

Ensuite ce papillon, très coloré, que je n’ai observé qu’une fois.

Un gros plan sur sa tête pourrait peut-être aider à l’identifier.
Un tout autre style de papillon, de très petite taille (environ 3 cm d’envergure) observé en fin de journée sur le mur du chai. Original les pattes en forme de brindilles. Je ne l’ai vu qu’une fois.
Très petit celui-ci aussi. Le tuyau sur lequel il est posé mesure environ 15 mm de diamètre. Vu lui aussi à la tombée de la nuit.

Très original cette mouche que je n’ai pas vue en prenant la photo. Elle est parfaitement camouflée sur cette fleur que je ne connais pas non plus.

Facile de voir la mouche quand on sait qu’elle est là, mais beaucoup moins évident quand on observe cette fleur sauvage en bordure d’un bois, au bout des rangs de vigne.
Quant à celui-ci, qui selon moi est un sphinx, il nous a tenu compagnie dans le chai un soir de vendange en 2008. Son envergure, sans déployer ses ailes, correspond à la largeur de mon bras. Et ce n’est pas peu dire car Dieu sait à quel point mes bras sont énormes.
Si vous pouvez mettre des noms sur certaines de ces photos n’hésitez pas à m’en informer.
Merci d’avance.
Je pense que le papillon blanc est un « éphémère ». Il ne vit qu’une seule journée. Une vie que nous ne lui envions pas …
Et ce joli petit oiseau … mais ils sont deux, non? D’après ce guide ornithologique que je te recommande http://www.oiseaux.net ce doit être une bergeronnette des ruisseaux. Docta cum libro;-) Isabelle
Bonjour,
Selon mon pote Anthony, passionné d’espaces naturelles et des animaux qui les peuplent, il s’agit de la rousserole effarvate, acrocephalus scirpaceus pour les latinistes.
C’est un sylvidae de la même famille que les fauvettes, pouillots et roitelets, soit des petits insectivores à bec fin, très mobiles dans la végétation qui les cache (ce qui peut expliquer sa présence sur le fenouil, grand végétal pour se cacher, en fleurs, ce qui attire les insectes).
Comment est-il gaulé:
Il mesure 12.5 cm, le mâle et la femelle se ressemblent beaucoup (ça, c’est con, pour les différencier, c’est plus facile chez les canards, ou les faisans), le dessus est brun uniforme, un peu roux au croupion; le dessous est blanc brunâtre, avec les sous-caudales roussâtres (les couleurs sont nulles, voire ternes, elles finissent toutes dans la cheminée…). Les pattes sont brunes ou chair grisâtre (le jaune dont tu parles n’est pas mentionné !).
C’est un oiseau assez farouche qui se déplace à couvert dans les roseaux, et il est acrobate (ce qui ne gâche rien). La queue est arrondie étalée et abaissée pendant les vols courts au dessus de l’eau.
Sa voix (le top du top, le fin du fin, vous allez voir):
Tcheurr bas, skeur rauque d’alarme et tèc-tèc-tèc faible (alors, pas mal, non ?). Chant soutenu et rapide, distingué par la répétition double ou triple des motifs : tchru-tchru-tchru, tcha-tcha-tcha (il est acrobate, donc danseur), tchiri-tchiri (ça, ça m’fait penser à ce con de thierry le luron), trec-trec (st jean de duras n’est pas si loin que ça de cet affluent de la garonne), avec des notes liquides (une note liquide, c’est clair, hein ?) et des imitations éparses (comme stéphane guillon quand il imite naboléon I°).
Il chante jour et nuit (ce qui fait qu’il risque de se trouver fort dépourvu quand la bise sera venue)
Son habitat (outre le fenouil de mouthes):
Les roseaux et la végétation palustre, localement dans les jardins (donc ton fenouil, c’est bon, G.Mountfort et P.A.D. Hollom, les 2 ornitho que je plagie semble corroborer l’intuition de mon pote), loin de l’eau. Il niche en colonie lâche et son nid est suspendu aux roseaux (ce qui est amusant, mais dangereux, surtout si y a du vent, enfin j’me comprends).
C’est donc un oiseau de roselière, on en a souvent vu (mais je ne l’aurais jamais reconnu) à la réserve naturelle de la Mazière, à côté de Tonneins.
D’après le guide des oiseaux d’Europe des éditions delachaux et niestlé de 1989.
Greg
Môssieur,
Alors, mon oiseau ne te plaît pas, et bien sache que j’ai rô-cherché !
Mais là, c’est moi qui propose, et je suis aussi balaise en oiseaux qu’en maniement de tracteur !
Cependant, j’ai des livres, avec plein d’images dedans, ce qui tombe bien !
J’ai 2 nouvelles propositions pour ce oiseau d’augure inconnue :
la bergeronnette printanière
ou
l’hypolaïs polyglotte
Est-il frais, fleuri et gai ou parle t-il plusieurs langues ?
Greg
Sinon, peut-être le pouillot siffleur…
Ou pouillot fitis, voire pouillot véloce !
En tout cas, c’est pas un canard souchet, ni sous chai.
hypolaïs pâle, et c’est ma dernière proposition…
hasta la proxima !