Difficile de faire face à l’afflux de travail. Il a plu, il fait chaud la journée après les brumes matinales, conditions idéales pour le développement de la pourriture,noble ou pas. Nous essayons donc de ramasser au plus vite les raisins (blancs et rouges) qui commencent à se dégrader. Heureusement la chambre froide fonctionne bien, ce qui permet de récolter tout ce qui doit l’être sans se soucier du débit du pressoir ou des tables de tri. Les blancs sont particulièrement bons. Le peu de rouges que nous avons récoltés sont surprenants par leur qualité et leur volume. Nous allons enfin être un peu plus sereins quant à notre capacité à satisfaire la demande de vin qui dépassait la production des deux dernières années.

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Une cagette de sémillons qui attend dans la chambre froide qu’il y ait de la place pour elle dans le pressoir.

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Il y a sur cette photo environ 700 cagettes d’une dizaine de kilos en attente de pressurage. Celà permet de récolter le raisin assez vite tout en prenant le temps de le presser délicatement.

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Un couple de limaces , suspendu à un fil de bave profite avantageusement de la fraicheur de la nuit. L’opération est d’autant plus risquée qu’en cas de rupture du « fil porteur », l’aterrissage se fera en bas du mur sur un tapis de ronces et d’orties, et que les parties translucides sur la photo pourraient y être sensibles.

                Comme il fait chaud et que le raisin n’aime pas ça, nous avons loué une caisse frigorifique pour refroidir rapidement le raisin avant de le presser. Semi remorque de 13m de long, groupe de froid très puissant permettant de descendre très bas dans les températures négatives, genre congélateur.

                Installation de la caisse mercredi, début des vendanges jeudi matin, entrée des premiers raisins jeudi fin de matinée. Le thermostat est réglé à 5°C, la température extérieure fleurte déjà avec les 30°C. Le moteur diésel du groupe de froid tourne depuis quelques heures et la température à l’intérieur de la caisse est bien de 5°. Sauf qu’une fois les raisins à l’intérieur la température est remontée et qu’elle tarde à redescendre, d’autant plus que dehors c’est la canicule.

                En fin d’après midi, alors que nous avions prévu de presser les raisins du matin à 5° la sonde de température indique 15° dans le frigo et nous rentrons la vendange de l’après midi. Un heure plus tard il fait 17.8° dans le frigo. Le technicien de la société qui nous a loué l’appareil, et que j’appelle pour la ennième fois de la journée me dit que c’est peut être normal et me propose d’attendre demain matin pour refaire le point. J’accepte sans enthousiasme.

23H : 14°. Je vais au lit, on verra demain. Mais j’angoisse et j’ai du mal à dormir. 

2H du mat : je vais voir où ça en est. Le bazar est sans doûte en train  de dégivrer : de l’eau coule sous le moteur et il fait 15.8° dans la caisse. Je vais faire un tour au bureau et je reviens voir dans un moment. 

3H : 11.2°.

4H : 10.6°. Ça descend à peu près au même rythme que la température extérieure. C’est déjà mieux que si ça chauffait. J’appelle le service de dépannage qui répond aussitôt et me dit qu’il va m’envoyer quelqu’un de suite. J’aurais dû appeler plus tôt.

4H30 : Le technicien me rappelle pour avoir des précisions et me demander la route. Il sera là vers 7H.

              Suite au prochain épisode …

A BISTO DE NAS, est une association qui regroupe sept vignerons et un artisan distillateur. Nous partageons tous et toutes la même philosophie du raisin et du vin. Le respect de la nature et du fruit est notre priorité.
Pas de concessions à la qualité, des vins naturels qui sont la parfaite expression de leur terroir et des cépages qui les composent.
A BISTO DE NAS est à même de vous proposer une gamme complète en vins du Sud-Ouest. Vous pourrez apprécier l’incroyable diversité de cette région ou la vigne est cultivée depuis plus de deux mille ans.

Les membres de notre groupe sont les suivants :

  • Nous-mêmes : Jean-Mary et Cathy Le Bihan à Duras

plaisir du vin

Ce site étant le nôtre, vous comprendrez au fil de ces pages notre philosophie et la passion qui nous habite.

  • Laurent Cazottes, distillateur dans le Tarn

laurent

Sa spécialité, les EAUX DE VIE puisqu’il est distillateur ou paysan liquoriste. Un procédé unique et un travail de patience. Héritier d’un savoir-faire de bouilleur ambulant, Laurent s’installe en 1998 et décide de perpétuer le métier à domicile. Dans le travail de ses spiritueux, il cherche à allier tradition et respect de la nature afin de produire la meilleure qualité possible. Toutes ses productions, achats et récoltes s’opèrent dans un contexte de conversion vers l’agriculture biologique et de plus en plus orientés vers la biodynamie. Pour en savoir plus www.letonneaudessaveurs.com et cazottes@club-internet.fr

  • Matthieu Cosse à Cahors

mathieu

AOC CAHORS. La finesse du Malbec sur ce territoire si propice …  Agenais d’origine, oenologue de formation et vigneron cadurcien depuis 1999 par goût pour ce vin noir et sa finesse. En janvier 2001, il exploite 24 ha et convertit très vite 9 ha du vignoble situé sur la croupe sidérolithique du plateau en biodynamie d’où la cuvée « Le Sid ». Le moins d’interventions possibles sur le raisin et un travail tout en douceur afin d’obtenir un fruit très pur. Une politique de rendement faible, des vendanges manuelles en maturité optimale, un tri sur la vigne, des extractions douces pour respecter la qualité du fruit et des élevages longs en barriques sont nécessaires pour une expression maximum du vin. Plus que jamais, le souci est d’obtenir des vins denses, équilibrés et aux tannins fins. Pour le joindre matthieu.cosse@gmail.com

  • Christine Dupuy à Madiran

christine

AOC MADIRAN. Domaine Labranche Laffont. Lorsque travail rime avec passion …  C’est en 1993, à la sortie de l’école d’oenologie que Christine reprend les 6 ha de vignes familiales et devient alors la plus jeune viticultrice de l’appellation. Adoptée et soutenue par la profession, elle abat un travail étonnant dès le début. Son objectif est simple, élaborer des vins de qualité et lutter contre cette mode de vins stéréotypés. La base … c’est le terroir. Christine est une des deux vigneronnes de Madiran à posséder encore des vignes de Tannat d’avant le phylloxéra et datant de la fin du 19ième siècle ! Pour la joindre labranchelaffont@aol.com

  • Jean-Marc Grusseaute à Jurançon

camin

AOC JURANÇON.  Ce n’est qu’en 1988, après des études de viticulture et oenologie, que Jean-Marc arrive sur le vignoble familial pour travailler avec sa mère ce qu’ils aiment appeler « leur colline ». Vigneron acteur de son environnement, il est très sensibilisé à l’agriculture biologique par sa démarche de mise en valeur qualitative du terroir. Ici, ce sont les parcelles qui font les cuvées … Plus de détails sur www.caminlarredya.fr et jm.grussaute@wanadoo.fr

  • Marc Pénavayres à Fronton

marc

AOC FRONTON. Château Plaisance.  Cultivée depuis plusieurs générations, l’exploitation a été reprise et agrandie par Marc en 1991, venant à la suite de Louis, son père. Non épargné au tout début par les recettes modernes de culture et de vinification, le domaine se recentre au début des années 2000 sur des techniques de culture douces. La recette est simple : un travail de la vigne au plus proche du terroir, sans engrais ni désherbants, en privilégiant les produits naturels, la récolte d’une vendange très mûre, très saine, triée, et des vinifications guidées par l’idée de « faire parler la terre », en levures indigènes. Plus de détails sur www.chateau-plaisance.fr et chateau-plaisance@wanadoo.fr

  • Bernard Plageolles à Gaillac

bernard plageolles

AOC GAILLAC. Domaine Tres Cantous. C’est avec son père Robert que Bernard travaille aujourdhui les vignes. Défenseurs du patrimoine ampélographique gaillacois, ils s’évertuent à faire redécouvrir les 14 cépages oubliés ou perdus de cette appellation. Tous leurs vins issus des plus anciens cépages de Gaillac sont le fruit d’une recherche développée depuis plus de 20 ans. Le conservatoire leur a aussi permis de retrouver des techniques de vinification d’autrefois qu’ils appliquent notamment pour la cuvée « Mauzac Nature ». Pour les joindre robert-bernard.plageoles@wanadoo.fr

  • Christian Roches à Bergerac

christian

AOC BERGERAC. Domaine de l’Ancienne Cure.  Cinquième génération à cultiver la vigne, Christian hérite d’une partie de la propriété en 1984 et c’est 5 ans plus tard qu’il décide d’aménager le chai de vinification afin de devenir vigneron indépendant. Après quelques années, dans l’optique de faire de meilleurs vins, il décide de revenir sur les fondamentaux : la terre et la plante. Pour le  joindre 05.53.58.27.90

Et c’est parti. Ce matin, les vendanges ont débuté au Domaine Mouthes. La journée est chaude et les vendangeurs motivés pour le tri des grappes. La récolte semble belle mais nous vous informerons au jour le jour suivant les cépages et les parcelles.

Petite info hors vendanges. Nos fidèles auront pu remarquer que le site du Domaine Mouthes vient de faire peau neuve. Adieu les belles photos d’orchidées insérées au printemps 2009 pour illustrer la flore de nos vignes.

Positivons. Place à la création et à l’imagination. Dès que les vendanges le permettront, nous reparlerons sur ce site de l’esprit du Domaine Mouthes et l’illustrerons de nombreuses photos.